Être voyageur et non vacancier à Bali

Déjà plus d’un mois que nous avons les pieds en terre inconnue. On capote toujours autant et on réalise à quel point, c’est merveilleux de vivre cela un peu plus à chaque jour. Certes certaines choses de notre vie nous manque un peu, comme le café, la poutine, le vin et nos amis et familles, mais si on fait la somme de tout vivre cette aventure tous les trois c’est parfait.


Après les semaines de voyages à Bali, on réalise que ce n’est pas des vacances comme à l’habitude, mais plutôt un voyage. Une épopée dans une diversité culturelle qui nous percute presque tous les jours. L’Indonésie était, je crois (puisque nous n’avons pas fait tous les autres encore :P) une superbe destination pour débuter. Les Balinais sont des gens vraiment gentils. Dans ce pays, l’enfant est roi et aimé de tous. Pas une journée n’a passé sans qu’Alexis se fasse saluer, courtiser et sourire. En retour, on a pu profiter de cette gentillesse. La vie ici est au ralenti. Au début, on trouvait cela bizarre, on se questionnait. Ensuite, on s’est mis tranquillement à ralentir. Entre établir comme objectif de voyage de vivre plus lentement et de profiter de la vie et l’appliquer il y a quelques pas à franchir. Notre rythme de vie occidentale qui tourne rapidement fait un bon clash avec la vie d’ici. Au départ, on se sentait pressé de tout voir, comme si on allait manquer de temps. Et puis au bout de trois semaines ont réalisé qu’on est toujours là. Avec une date de retour plus ou moins définie. Alors au lieu de s’ennuyer de nos habitudes de vie, on adopte un rythme différent. En Indonésie voici ce qui nous a bien plu de la culture. 

Lorsque l’on retourne deux fois au même endroit.

 Alors qu’en mode vacance, on veut parfois voir le plus de nouveauté possible, là, c’est différent. Depuis quelques jours, on se lève avec un plan indéfini et nous planifions le tout au fur et à mesure que la journée avance. On demande à Alexis où il veut souper ou retourner et bien souvent, il nous fait part de ses souvenirs et de son envie de retourner à tel ou tel endroit. Ce qui a de bien avec les Balinais, c’est qu’ils se souviennent de vous. Ils sont contents que vous reveniez. On se sent donc un peu moins touriste. 

Pas de sentiment d’être arnaqués

Il est certain que les gens vivent du tourisme presque à 90 %. On s’attend donc parfois à être un peu harcelés lorsque l’on passe devant un commerce et qu’on ne s’y arrête pas. Eh bien, oui, c’est le cas. Par contre, on n’a senti que les Balinais veulent t’attirer dans leur chez eux et non juste te vendre des biens pour te vendre des biens. Ils le font avec un certain humour qui nous donne envie de leur sourire. Et lorsqu’on leur répond « No thanks » comme Alexis a si bien appris à le dire, ils nous rendent notre sourire et passent au suivant sans faire de « chi chi ». Nous avons embarqué à bord d’un véhicule ou notre ami nous a fait faire le tour de l’île. À tous moment il prenait soin de nos choses et nous recommandait des endroits ou acheter de l’eau et manger sans se faire arnaquer. On a loué des SUP pour se promener dans la mangrove et on pu laisser nos chaussures sur le rivage en toute confiance et la dame s’est bien garder de nous rassurer, et cela, en coupant de moitié le prix de location des « paddle board ». On a aussi fait une crevaison sur le scooter. Totalement prix de panique et pensant que cela allait nous coûter cher nous avons été dirigé par une Balinaise dans un garage. Sans poser de question, le proprio, qui parlait très peu anglais, a demandé à un mécanicien de réparer le tout. On se demandait toujours comment cela allait nous coûter. Eh bien 0$, « free mister ». Il avait entre-temps téléphoné au locateur de moto et s’était arranger avec lui. Surprise un beau pneu neuf pour continuer notre chemin. Le plus drôle c’est qu’il nous a même offert un lift jusqu’à une autre ville sur l’île de Bali pour rencontrer sa famille, « for free mister ». 


La courtoisie

Les Balinais sont plus que courtois. C’est sans hésiter qu’ils vous tendent la main pour vous aider pour grimper ou qu’ils porteront vos bagages, et ce, sans attendre un pourboire en retour. Même entre eux, nous avons pu observer qu’ils se rendent constamment service. Dans toutes les villes que nous avons visitées sur Bali, nous avons pu voir l’entraide de ce peuple. Et ce n’est pas une entraide de misère, ils le font plutôt par gaieté de cœur. 

L’expérience Bali avec un enfant

On vous l’a dit plutôt les Balinais capote sur les enfants. Il aime leur parler, leur sourire, les coller. On a même du quelques fois expliquer à Alexis pourquoi les gens était si chaleureux. Au départ, il était un peu nerveux et avait tendance à reculer. Par contre à la fin, c’est lui qui se dirigeait vers eux pour leur rendre l’appareil. Alexis a reçu une tonne de cadeau pour souligner son anniversaire. Des gâteaux pas possibles et on ne comprenait pas d’où ils venaient tellement ils étaient beaux. D’un autre côté, nous avons trouvé qu’il y avait peu d’activité pour les enfants. Même les enfants des locaux jouent souvent sur leur iPhone, et cela, dès un très jeune âge. Cela nous a un peu renversés. Comme si le fléau techno que nous vivons dans nos pays occidentaux touchait encore plus fortement ce pays. Attention lire ici qu’on ne capote pas là-dessus Alexis à son propre Ipad. Mais nous avons eu l’impression que souvent lorsqu’Alexis voulait jouer avec eux, il préférait souvent l’application YouTube. 


Dans son ensemble, il n’y a pas vraiment de points négatifs à visiter Bali. Cela nous a permis de nous remettre en question. J’ai senti à Bali que la notion du temps est abstraite. Il semble important de tirer avantage du moment présent et ne pas ressentir le besoin de se projeter très loin dans le temps. En tant que Québécois, nous avons été, au départ, confrontées à cette notion. Nous recherchions constamment des confirmations pour tous. Avec les jours, nous avons appris à faire confiance et à comprendre la valeur de la responsabilité. Personne ne nous a laissé tomber et quand on avait rendez-vous on était toujours bien servis et reçu. Je ne sais pas si c’est notre « beat » de voyage (rester un minimum de 7 jours au même endroit) ou le fait que nous ayons visité le pays en fin de saison touristique, mais peu importe on y retournerait demain matin. 

Prochain clash culturel le Viêtnam… À suivre 🙂

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