Le temps

Il y a déjà quelques semaines que nous avons débuté notre année sabbatique, ou le « long voyage » comme s’amuse à dire Alexis notre fiston. Bon, ça va surement paraître clicher, mais j’ai le goût de vous parler du temps. Évidemment du temps que nous réalisons que nous avons, mais aussi de la nouvelle façon de voir le temps sur laquelle nous méditons. Namasté comme dirait Alexis… 🙂

Prendre le temps de vivre au chalet était un petit projet que nous chérissions depuis un petit bout. Nous avons ce petit chalet depuis bientôt huit ans. Avant même d’avoir une maison, nous avons décidé de l’acquérir. L’idée était évidemment de se retrouver dans le bois, à l’abri du temps qui passe trop vite et dans la nature qui sent le bon vivre. Sur ces huit années nous avons tenté de profiter au maximum de ce petit repère des bois. À chaque moment passé au chalet on avait envie d’y revenir. Comme le dit si bien ma voisine de Kiskissink « on fait la lippe* quand on part d’ici ». L’idée d’y passer plusieurs mois, m’apparaissait au premier abord saugrenu. Pour tout vous dire c’était l’idée de Jean-Michel. Il faut comprendre que nous n’avons pas d’eau courante, l’énergie solaire uniquement, pas de lave-vaisselle et surtout pas de wifi pour la Isa 2.0 que je suis. Je trouvais cela un peu effrayant, mais je n’ai pas hésité à avoir envie d’essayer.

Et puis nous voilà, depuis déjà plusieurs semaines, à habiter notre chalet. Le temps s’est tout à coup mis à ralentir. Alexis nous parle d’essence d’arbre, il nous explique comment vivent les grenouilles et nous dit que les couleuvres peuvent nager. Il y a une énorme ville dans son carré de sable et prenez garde à celui qui y touche. Je prends le temps de lire, de faire du pain et de faire du sport tous les jours. Mon chum se prépare pour ses mille et un projet de course, bûche dans la forêt et fait toutes sortes de petits projets de construction extérieurs qui le font sourire. On s’occupe autrement.

Moi qui pensais prendre le temps de méditer tous les matins dès la première semaine…. le doigt dans l’œil. Je me rends compte qu’au fond, peu importe le mode de vie que l’on choisit l’important c’est d’être bien. Pour le moment on l’est.

* faire la lippe en bon québécois signifie être un peu triste. Dans le contexte un peu triste de quitter le chalet

1 réflexion sur « Le temps »

  1. Ça fait plaisir à lire ton petit texte, votre bonheur est palpable et je dirais même que la lenteur s’impose par tes mots, c’est fascinant. J’apporterai un peu de ça dans ma semaine. ❤️

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